L’exposition a pour ambition de renouveler le regard sur la mode féminine en dévoilant comment l’adoption des codes du vestiaire masculin a accompagné la transformation profonde de la place des femmes dans la société du 19e siècle.
Le parcours présente de nombreuses pièces de mode et des accessoires emblématiques en parallèle d’une sélection de peintures, d’affiches de mode et de photographies amateur inédites afin de mieux faire comprendre les significations culturelles et sociales des modes de l’époque.
Au-delà de son ancrage historique, l’exposition entre en résonance avec des enjeux contemporains et invite à une réflexion sur la place du vêtement et de la mode dans la transformation des identités et des rôles sociaux.
Dans la première partie de l’exposition, la déambulation, construite comme un labyrinthe, offre des perspectives cadrées entre les différentes séquences historiques en dévoilant les emprunts successifs au vestiaire masculin.
Au coeur de l’exposition, la présentation de la garde-robe de Rosa Bonheur, théâtralisée sur un vaste podium, compose un portrait tout à la fois grandiose et intime.
Les deux dernières séquences mettent en scène l'appropriation des codes du vestiaire masculin ainsi que leur détournement en accumulant silhouettes et accessoires.
Dans l'ensemble du parcours, l’accrochage privilégie le dialogue entre les vêtements et une riche iconographie, photographies vernaculaires et/ou documentations historiques, pour raconter une histoire collective dans laquelle chacun.e peut trouver un écho contemporain.
La géométrie structurante des éléments scénographiques, la gamme colorée contrastée et la mise en lumière asymétrique qui sculpte la volumétrie des silhouettes, créent des séquences dynamiques dans lesquelles les vêtements se déploient. Ceux ci sont amplifiés par l’écriture graphique qui distille les clés de compréhension des transformations sociales et culturelles en jeu.
Conçue et construite en regard de l’exposition précédente, la scénographie s’inscrit dans une démarche exigeante de réemploi. Les différentes phases de travail ont permis de répondre à un enjeu à la fois écologique et politique : produire des expositions en conciliant renouvellement esthétique, économie des ressources et réduction des déchets.