Le musée de la Captivité de guerre allemande entend faire connaître une histoire largement méconnue, pourtant fondatrice de l’après-1945. A travers la comparaison de quatre camps gérés par les différents Alliés en Europe, il évoque le sort de 11 millions de soldats vaincus et de ceux qui les attendent, reflet du bouleversement de toute une société.
Il interroge également les paradoxes d’une captivité de guerre en temps de paix, utilisée pour reconstruire les pays vainqueurs grâce au travail des prisonniers.
Placée en début du parcours, une imposante maquette est mise en relation avec une projection murale pour raconter l’histoire du camp de Foucarville, son évolution et sa comparaison avec d’autres camps de captivité tenus par les Alliés en Europe.
La maquette, de 5m par 4m, est réalisée en bois à la teinte béton pour rendre plus lisible les animations graphiques. Elle devient le support d’une projection zénithale, couplée de manière synchronisée à la diffusion sur le mur. Les médias projetés, prises de vues réelles, images d’archives et animations didactiques, sont conçus comme une unique boucle pour illustrer l’effacement et la réapparition de la mémoire du site.
Cette projection est synchronisée avec la projection verticale qui montrer des vues à taille humaine, les bâtiments et les ambiances au fil des saisons et des années. Un lien visul et narratif fort est tissé entre les deux projections.
Le récit démarre par l’histoire des 24 premiers mois du camp. Par la suite des comparaisons sont faites avec d’autres camps sur des éléments spécifiques tels que la taille et la population, les infrastructures et les bâtiments, les logements ... en jouant avec des effets de superpositions de plans des autres camps sur la maquette de Foucarville ou par l’utilisation de pictogrammes signifiants.
L’ensemble est complété par un commentaire sonore.